Le retour effectif du tram en ville principautaire va bouleverser sans nul doute les équilibres de l’offre immobilière en centre-ville et périphéries immédiates d’ici 2022. Et, à l’instar des équipements de Brest ou Coblence, bientôt un téléphérique entre CHR de la Citadelle et bas de la ville ardente?

En roue libre depuis une décennie, le chantier «tram liégeois» devrait finalement débuter début 2019. Sa mise en service est annoncée pour la ligne d’horizon mi-2022. Issu des cinq TEC wallons et de l’ex-SRWT, l’Opérateur de transport de Wallonie (OPT) s’est réuni peu après la mi-septembre pour décider de confier la tâche stratégique à l’un des deux consortiums soumissionnaires encore en lice: Mobiliège 2.0 (Alstom Transport Holdings+BAM PPP-PPGM) et Tram’Ardent. Comprenant création et gestion d’un centre de maintenance/remisage à Bressoux, ce dossier pèse près de 400 millions €, sous forme de PPP type DBFM (Design, Build, Finance & Maintain) !

Constituée des constructeur Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), fonds DIF et groupe français Colas (Rail-Belgium,-Belgium, agence NE et Projects), c’est cette dernière association momentanée qui vient de l’emporter. Dossier technique et contrat final doivent cependant encore être bouclés avant la fin de cette année. De source ministérielle relayée par l’agence Belga, le permis octroyé est toujours valable pour un tracé de 12 km et 21 stations entre Sclessin et Coronmeuse, desservant notamment avenue Rogier, Opéra et place Saint-Lambert avant de se séparer en deux lignes (rue Léopold et Féronstrée) se rejoignant en Meuse.

Secours câblé
Installer par la même occasion un téléphérique à Liège? L’idée ne date pas d’hier dans cette ville très encaissée. D’aucuns s’étaient déjà penchés sur une telle mobilité câblée. En conséquence, Liège-ville a commandé une étude – aspects techniques et financiers – à un bureau spécialisé français, MDP. Les conclusions du consultant grenoblois viennent d’être présentées. Elles sont favorables à une liaison prioritairement à établir entre le CHR de la Citadelle et le bas de la cité principautaire, moins depuis Sclessin jusqu’au Sart Tilman (université, Liège Science Park, CHU, …) au tracé de 4 km nécessitant jusqu’à 100 millions € d’investissements. Ce serait donc plutôt au départ du quartier de la Cité administrative (St-Georges) ou dans l’hyper-centre, là ou passera le tram liégeois

Avec un transport en 3’ de 900 à 1.400 personnes/heure, cela permettrait de soulager les coteaux de leur circulation, d’y renforcer l’offre touristique, d’assurer un nœud modal tram-hôpital comme de désenclaver certains quartiers. Piloté par l’architecte Bruno Fortier, Brest (écho du 18/10/2016 > FA web) dispose du premier téléphérique français urbain intégré au réseau des transports publics. Coblence, itou, pour franchir le Rhin. Toulon, Orléans, Bordeaux, Marseille, Rouen y songent. Namur (écho du 3/9 > Fa web) sera, lui, avec certitude du club, avec une superstructure étudiée par Contraste Architecture. L’encore hypothétique mobilité par câble «Liège-centre urbain/CHR Citadelle» représenterait un coût de 25 à 30 millions €.

© Consortium CAF-DIF-Colas (tram); MDP Consulting (illu téléphérique)

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