Cap Kennedy NASA

La date-butoir est dans notre dos. En cette mi-février, la NASA devait présenter ses prévisions budgétaires 2019-2023. Des milliards par valises entières qui devraient reconduire l’Homme – les bons petits soldats adoubés par l’administration Trump d’abord* – sur la Lune. Avec Mars en ligne de mire.

La date-butoir de mi-février était assignée à l’agence spatiale américaine NASA pour présenter des esquisses budgétaires 2019-23 crédibles à la toute puissante administration outre-Atlantique. Il s’agit tout bonnement de relancer la machine à conquêtes spatiales annoncée par l’ex-président Obama et confirmé par son successeur, l’actuel président Donald Trump. Selon la dernière Space Policy Directive 1, d’abord et avant tout la Lune.

Véritable rising goal de l’espace lointain, Mars sera le cap suivant, à atteindre par des missions humaines habitant ‘temporairement’ sur place (dossier ‘En avant Mars !’ > Focus Archi 14, pp. 6-12; écho du 28/12 dernier > FA web) allant bien plus loin que les actuelles explorations automatiques. Mais désormais la NASA n’agira plus seule, mais avec des partenaires internationaux et commerciaux. Le patron de Space X/Tesla Elon Musk tient la corde avec l’envol réussi de sa fusée réutilisable Falcon Heavy en ce début février, pour mettre un de ses roadsters électriques en orbite… Pour alunir, les futurs astronautes emportant la bannière américaine auront un objectif précis: préparer en effet la première mission habitée vers Mars (écho du 12/9 > FA web).

On le sait, les futures missions martiennes habitées exigeront non seulement un long aller-retour mais également un séjour d’une à deux années sur place. Cela impose des habitats martiens idoines fabriqués à l’aide de matériaux-ressources trouvés et prélevés in situ. Ces dernières années, nombre de bureaux d’architecture (écho du 4/10 > FA web) planchent là-dessus. La dernière proposition du genre, encore de simulation et terrestre, est signée par les Scandinaves de BIG (Mars Science City, animation-résumé > 3/67).

Condamnés…

La Maison-Blanche vient donc de publier les demandes NASA budgétées pour l’exercice fiscal 2019, tablant sur 12 milliards € (19,9 milliards $). Un chiffre récurrent à peu près équivalent pour les années suivantes, jusqu’en 2023. Avant que le Congrès ne tranche, le Bureau de la gestion et du budget veut accorder 300 millions supplémentaires, dont la plus grande partie irait aux missions de surfaces et vol spatial habité. Il faudra cependant concéder des sacrifices, ailleurs: astrophysique, division éducation,….

Le bureau ovale entend également couper les vivres à l’ISS dès 2025. Les Etats-Unis financent ce labo international – de la taille d’un terrain de foot en orbite terrestre basse depuis deux décennies – à hauteur de 70%. L’engin est accessible aux astronautes du Canada, de la Fédération Russie, des USA, du Japon et de 11 pays européens (dont la Belgique; Dirk Frimout et Frank De Winne en furent les hôtes). De son côté, la bien plus modeste station orbitale chinoise Tiangong1 (Heavenly Palace-Palais céleste1), inhabitée depuis 2013, est elle réellement en fin de vie.

Se rapprochant de Terre de 200 m chaque jour, Tiangong1 devrait faire sa rentrée atmosphérique dans ces prochaines semaines, entre la mi-mars et le 12 avril. Pour s’écraser où? Le mystère est savamment entretenu par les autorités chinoises même s’il s’agira le plus vraisemblablement du Pacifique sud… En recevoir un débris sur le coin de la figure? Les spécialistes affirment que cette ‘chance’ est inférieure de… 10 millions de fois à la possibilité annuelle d’être frappé par la foudre. (Ph. G.)

« America first doesn’t mean America alone » (déclaration présidentielle > Davos, 28 janvier 2018).
© NASA ; BIG
© Ph. G.

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