Le maître d’ouvrage Eurogare vient de prolonger d’un an la fin des travaux pour livrer la gare-passerelle à Mons. Après Liège-Guillemins, le joujou de l’architecte Calatrava Valls n’est décidément pas prêt d’entrer en gare… 

Au printemps 2016, Focus Archi avait déjà consacré un reportage (livraison n° 8 de mars/avril/mai 2016, pp.18-19) pour pointer une gare de Mons conçue par Santiago Calatrava Valls (Liège-Guillemins ; Oculus > New York, …) s’érigeant à un (très) lent train de sénateur. Les choses ne semblent pas s’arranger à cet égard. Jusqu’ici on évoquait, en effet, côté SNCB et Eurogare (maîtrise d’ouvrage), une ouverture pour la fin 2018 (en place de… 2015). Ce sera finalement, en principe, désormais pour fin 2019 et il en coûterait déjà 263 millions € au lieu des 150 initiaux.

Cinquième gare passagers du pays, la future gare-passerelle Calatrava (et des développements urbains sur 10 ha) a dû composer avec toute une série d’incidents de parcours dont la paralysie du chantier ‘fabrication-montage’ es 6 ?500 tonnes composant la structure métallique composant la future gare. En charge, l’Italien Cordioli rencontrait de sérieuses difficultés de trésorerie. Eurogare prenait des mesures conservatoires d’urgence (inventaire Pirson Montage) mais aussi ses précautions en dénonçant le contrat la liant au sous-traitant.

OK à 95%

Fin mars dernier, la SNCB présentait son nouveau plan transport et sa nouvelle offre ferroviaire notamment hennuyère. Parmi les chantiers ‘gares’ en cours côté wallon, on retenait encore la date de 2018 pour Mons (district SO). «Tous les lots liés à la charpente et aux gros travaux ont été lancés.» relève-t-on côté opérateur ferroviaire et, à ce jour, 50% de la passerelle est réalisée (4 poussages déjà réalisés). Il restait alors les seuls lots concernant les finitions à lancer. Pourquoi deux années de travaux supplémentaires dès lors ? Encore et toujours le fameux chantier ‘charpente métallique’.

Sa remise en chantier a redémarré plus tard que prévu. Quasi simultanément, un marché public européen était relancé pour réaliser la passerelle et deux échelles métalliques (> CIT Blaton-BPC Hainaut CFE). Trois sociétés à la place d’une seule, donc ; une multiplication d’intervenants qui ne simplifie évidemment pas la donne. Un autre marché concerne les auvents (couverture gare-passerelle) et abris quais. Il doit encore être attribué. Côté parkings, gros œuvre, ferroviaire (faisceau et voies), «tout est fait à 95%.» (Ph. G.)

©  Calatrava Valls-Eurogare

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