Le célèbre super héros, incertain de sa force, serait à la fête de nos jours : nos villes deviendront un peu plus végétales chaque jour, jusqu’aux coursives de gratte-ciel. De Paris à Milan et Rotterdam. Bientôt Bruxelles ?

Nos villes de demain promises à se lover derrière des rideaux forestiers, potagers et maraîchers ? Ce n’est déjà plus de la fiction… Début février, ici même, Focus Archi avait déjà soulevé un coin du bitume sur le projet 1000 Arbres des architectes Sou Fujimoto et Manal Rachdi Oxo. Dans l’Ouest parisien, ce vaisseau de 57 000 m2 doit habiller un dessus du périph’ d’ici 2022. Particularité de ce rez+7 érigé à partir de 2018 ? Un millier d’arbres y donnera des tonalités changeantes tout au long des saisons. Mais c’est déjà une réalité à Milan avec Bosco Verticale*, 1 ha forestier planté fin 2014 sur deux tours de 76 et 110 m. Ce projet abouti aux 900 arbres et 2.000 plantes intégrés est dû au studio Boeri et aux paysagistes Laura Gatti et Emanuela Borio. A Rotterdam, le Néerlandais Jeroen Everaert du collectif artistique Mothership vient d’installer une forêt d’arbres fichés dans d’anciens flotteurs industriels (het Dobberend Bos), pour susciter le questionnement : ‘Comment changer la ville pour sauver la planète ?’ de nos (petits-)enfants. Des plans du genre fusent partout. Près de nous, l’architecte louvièrois Vincent Callebaut aux bâtis sans angles droits entend participer à ces «cités fertiles» de demain, durables, densifiées et dûment domotisées. Sans s’arrêter à végétaliser des murs de béton nu, lui et d’autres parient sur un gain de 2 à 4°C avec ces cités capables de contrer le réchauffement climatique en rapatriant du végétal sous forme de forêts, vergers, potagers urbains, fermes verticales partout en ville. L’idée pivot? «Avoir des farmscrapers, des tours maraîchères en ville où le bâtiment lui-même est un jardin», plaide Callebaut & co. Ces bâtiments à cycle fermé produiront leurs propres besoins énergétiques en appelant les renouvelables à la rescousse. Dès 2004, Callebaut voulait commencer par enterrer la petite ceinture bruxelloise (ring ceinturant l’hyper-centre) sous le vert. Aujourd’hui, cet organique imagine muer nos gares en mangroves…

* Découvrez cette nouvelle identité milanaise sur YouTube ici

A lire : Vincent Callebaut, Paris 2050. Cités fertiles du XXIe siècle, Ed. Michel Lafon, fin 2015

Crédits photos : ©  Bosco Verticale : Studio Boeri ; Het Dobberend Bos : Mothership

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