Foster

L’Agence spatiale européenne vient de le confirmer officiellement : l’homme vise la Lune, avant de se lancer vers Mars. Avec l’habitat en challenge de poids. Sur ce plan, l’agence Foster & partners marque des points.  

C’est l’Agence France Presse (AFP) qui confirme l’info en cette fin septembre. La Lune constitue bien l’étape obligée vers Mars pour toutes les agences spatiales du monde, dont notre ESA (Agence spatiale européenne). Plus aucun être humain n’y a posé le pied depuis les campagnes Apollo menées dans les années 60-70 par les cosmonautes de la Nasa (Etats-Unis). Même si Mars reste « la destination finale » de la première mission habitée (dossier En Avant Mars > Focus Archi 14, pp. 6-12), la Lune, elle, est le premier « endroit où il faut être » a indiqué la direction générale ESA au cours du 68e IAC-Congrès mondial d’astronautique réunissant 4.000 experts pendant une semaine à Adélaïde (Australie).

« Nous avons vécu dans l’orbite terrestre basse ces 17 dernières années à bord de la station spatiale internationale ISS, a ainsi détaillé Piero Messina (DG’ cabinet ESA). Et nous nous préparons en effet à la première mission humaine sur Mars. Entre-temps, nous croyons à l’opportunité de créer une présence permanente et durable à la surface de la Lune. » Et ce d’ici la fin de la prochaine décennie. Thème majeur du congrès d’Adélaïde, la colonisation de Mars sera ensuite la prochaine étape capitale de l’exploration spatiale humaine. Ce qui suppose des habitats particulièrement adaptés (écho du 12/9 > FA web).

Foster, en force
Une série de missions planifiées sur la Lune sont programmées dans les dix prochaines années. « Toutes ces missions vont créer un mouvement, donner une impulsion et permettre de rassembler un trésor de données qui permettront de construire le village », a précisé M. Messina à l’AFP. En marge du congrès australien, l’agence spatiale russe Roscosmos et la Nasa viennent de signer par ailleurs un accord de coopération pour envoyer des astronautes sur une nouvelle plateforme internationale habitée devant orbiter cette fois autour de la Lune. L’ISS, elle, est financée jusqu’en 2024 et tourne en orbite autour de Terre.

Quasi dans le même temps, l’agence d’architecture britannique Foster+Partners | Branch Technology vient de remporter, parmi 77 challengers, le premier prix de la deuxième étape du 3D-printed habitat challenge for Mars. Depuis quelques années, la Nasa a en effet lancé ce concours international de conception d’habitats extra-terrestres à partir de l’impression 3D. La première étape avait été remportée par le collectif SEarch + Clouds AO (écho du 12/9 > FA web) pour un habitat élaboré en couches de glace superposées et durcifiées. Début septembre dernier, Foster BT a fait savoir qu’il dispose – et maîtrise – désormais d’un dispositif de fabrication cellulaire pour réaliser, à terme, une base martienne à base de murs préfabriqués et de composants architecturaux divers. Sur place, avec l’aide de machines autonomes, ils seraient édifiés en rigolite (70% ; matériau prélevé sur sol martien) et plastiques recyclés (30%) provenant de la mission spatiale.

© Foster + Partners ; Nasa

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