Après plus d’un demi-siècle, Crisnée change de QG administratif en regroupant maison communale, CPAS, police et services de missions publiques sous un même toit aux lignes épurées signées par le bureau A.A.V.T. Le tout dans un nouveau quartier de 10 ha dans ce coin de Hesbaye liégeoise. Bâti sur le site assaini d’une ancienne râperie de betteraves sucrières, celui-ci sera plutôt multifonctionnel.  

Fin 2012, sur l’axe Waremme-Tongres, Crisnée décidait de confier une étude d’incidences au bureau AUPa. Celle-ci préfigurait l’aménagement d’une dizaine d’hectares d’une ancienne râperie de betteraves sucrières (succursale de la Raffinerie tirlemontoise) où l’on traitait entre 30 et 55.000 tonnes par saison, jusqu’à la fermeture en 1968. Le vaste site a accueilli par la suite notamment du cinéma en plein air. Le bureau verviétois devait valider la faisabilité d’un futur pôle multifonctionnel composé, pour l’essentiel, de quatre zones:

  • Maison de repos et soins modulaire «Célinie» (110 lits) à système d’énergie verte (résidus bois pyrolysés au gaz), nouvelle et première MRS communale déjà en place, et (future) résidence service > 8.000 m2
  • Pôle administratif
  • Résidentiel 1 ha > 12 immeubles d’appartements, maisons et commerces
  • Zone sportive > 1,2 ha

Pauvre
Célèbre pour sa caserne (sauvegardée)/poste avancé de la Protection civile à la rénovation à double phase signée par l’atelier d’architecture de Lavaux et le bureau Lignes, l’entité de Hesbaye liégeoise destine le site de l’ex-râperie à un nouveau quartier curieusement baptisé «Crisnée demain», en son centre. Elle y possède 4 ha et, en cette mi-mai, vient d’y inaugurer son nouveau pôle administratif, marché public attribué pour quelque 2,5 millions €. Créé fin 2000, le bureau d’architecture liégeois A.A.V.T. (Atelier d’Architectes pour la Ville et le Territoire) l’a imaginé sous forme d’un bâtiment unique à plusieurs destinations, tout en transparence, avec une salle du conseil communal spectaculairement en porte à faux dans la construction.

Sous le même toit, les administrés retrouvent désormais maison communale (accueil et services), police locale, CPAS et des missions de services publics comme l’ALE (emploi). Fin janvier dernier, la première maison de repos publique de l’entité y avait déjà pris ses quartiers, sur des principes de construction singuliers: sur 3 niveaux, l’assemblage de modules préfabriqués, emboîtés les uns aux autres ont été fixés sur une dalle de béton de 2.000 m2. A terme, hangar communal, logements, commerces, aires récréatives et infrastructures sportives – dont une piste d’athlétisme et en autant de points encore d’interrogation: tennis, multisports et de basket, foot, école golf, piste norvégienne et plaine de jeux – complèteront ces bâtis tout neufs.

© Bureau A.A.V.T.

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