Quelques jours avant l’An neuf, Marc Coucke sortait du bois. Le Gantois milliardaire ‘van Oostende’ a cassé sa (très généreuse) tirelire pour se porter actionnaire majoritaire du club des mauves et blancs. Le seul club bruxellois de la première division de foot belge vaut entre 100 et 150 millions €. Ce qui importe plus que jamais désormais, c’est de redéployer le parc Astrid, le club jusqu’ici le plus titré du royaume.

En première division (Jupiler’s League) du football national belge, le seul club bruxellois encore en lice est le RSCAnderlecht, auréolé de 34 titres nationaux et de nombre de présences en ligues européennes. En décembre dernier, le parc Astrid était dans les étals, à vendre, et dans tous ses états. Dans les rangs acheteurs :

  • Ghelamco/famille Gheyssens, promoteur immobilier malheureux de l’hypothétique Eurostadium
  • Besix, géant belge de la construction + partenariat égyptien autour du milliardaire Naguib Sawiris
  • Un actionnaire d’Arsenal, le russe Alisher Usmanov + 3 familles industrielles pilotées par un des actionnaires minoritaires du club bruxellois

 Amusant mais moins étonnant que prétendu: aucune de ces hypothèses ne s’est vérifiée. Très actif au sud du pays (Durbuy, Pairi Daiza, …), l’Ostendo-Gantois Marc Coucke (ex-Omega Pharma ; écho du 1/7/2016 > FA web) est finalement sorti de bois via sa société Alychlo, pour se porter acquéreur d’une majorité des actions détenues pendant près d’un demi-siècle par la SA familiale Vanden Stock. Celle-ci a largement puisé les moyens nécessaires pour adréliner les Mauves et Blancs évoluant au parc Astrid (Anderlecht) dans sa fortune née du commerce de la bière et de la gueuze.

Domiciles possibles

Le président septuagénaire du RSCA Roger Vanden Stock voulait une décision de principe avant l’An neuf, fatigué des conditions contemporaines entourant un sport qui l’a pourtant fait vibrer pendant des décennies. C’est désormais chose faite, même s’il a été élevé au rang de président d’honneur à vie et si Marc Coucke ne prendra véritablement le relais qu’en mars prochain, après s’être défait du KV Oostende qu’il préside (on ne pas présider deux clubs en même temps).

A l’étroit, RSCA Anderlecht a été transformé en SA en 2008, pour disposer de la trésorerie nécessaire à la rénovation d’un stade à mettre aux normes UEFA. En 2010, les dirigeants du club présentaient un stade rénové à 66.000 m2 conçu par Jaspers-Eyers en association avec DDS/Ney Partners/Arcadis. Un troisième anneau y portait le stade à 30.000 places. Puis, la piste d’un Anderlecht quittant sa commune historique pour le Heysel en locataire d’Eurostadium (projet Ghelamco) a vu le jour.

L’enceinte finalement privée d’Euro 2020 (écho du 7/12 > FA web) a coulé l’hypothèse dans le béton. Pour autant, le nouveau temple anderlechtois élira-t-il un futur domicile dans une nouvelle installation à Neerpede, banlieue anderlechtoise d’outre ring? Optera-t-il plutôt pour la Petite-Ile, voisine de la gare TGV Midi? Un projet de reconversion récemment primé a également été imaginé par Nicolas Firket Architects (NFA), muant le toit du stade actuel au parc Astrid… en piste d’athlétisme? Les mois qui viennent devraient desserrer le sac de nœuds. (Ph. G.)

 © Ph. G. ; NFArchitects

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